L'aube fleurie

L'aube fleurie

Au coeur de la muse

 

Au cœur de la muse dormait une rose,

Une seule rose.

La fleur avait beaucoup voyagé,

Aussi loin, aussi haut que l’on puisse aller.

Puis elle avait choisi de descendre là,

En ce cœur qui chantait

La musique des souvenirs,

Où coulait

La source des rêves.

Un monde habité d’espérance

Où elle pourrait s’ouvrir

Et diffuser son parfum.

 

Quand la rose fut au plus fort de sa floraison,

Le cœur en sentit les pétales de velours

Frôler ses parois palpitantes.

Il en frissonna de joie.

La muse le sentit.

En pensée elle cueillit la rose,

Puis tout en fermant les yeux

En huma le parfum délicieux,

Y puisant les notes divines

Qui berçaient son être impétueux.

 

Elle voulut la ranger avec les autres roses

Qui formaient le bouquet qu’on lui avait offert.

Mais la rose gémit et se mit à pleurer.

La muse, abasourdie, ne savait plus que faire,

Quand elle la vit penchée vers l’eau de la rivière.

Alors elle comprit.

D’un geste tendre et délicat,

Elle la posa sur l’onde tranquille,

Là où elle voulait aller,

Là où son destin la conduirait.

 

Le cœur serein,

Souriant en ce jour nouveau

Aux teintes irisées

Qui posaient sur la vallée

De féeriques reflets,

La muse se mit à rêver

De ce jour merveilleux

Où un autre cœur, par l’amour conquis

La trouverait

Et goûterait à son tour en son parfum

La musique du sien.

 

MPV

 

 

 

 

 

 

 

 



08/03/2018
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