L'aube fleurie

L'aube fleurie

Chance ou malchance ?

 

 « Un événement est neutre en lui-même, il prend sa signification en fonction du temps. »

 

Isabelle Filliozat

 


 

 

 

 

 


Un paysan très pauvre ne possédait pour tout bien qu’un cheval  pour labourer son champ et un seul fils pour l’aider.

 

 

Un jour – on ne sait du père ou du fils, lequel des deux a oublié de fermer la barrière – le cheval s’enfuit.

Un voisin venu leur rendre visite, se met alors à le plaindre avec compassion :

-          C’est terrible ce qui vous arrive ! Quelle malchance ! Vous n’aviez que ce cheval et voilà que le destin vous l’enlève !

-          De la malchance ? Peut-être… répond alors le paysan, l’avenir nous le dira...


Le lendemain, le cheval revient, mais il n’est pas seul. Une horde de chevaux sauvages, magnifiques et fougueux, l’accompagne. Le voisin, laissant tomber alors le masque de la compassion, montre un visage envieux et lui dit :

-          Quelle chance vous avez !

Le paysan répond :

-          De la chance ?  Peut-être, l’avenir nous le dira...


On ne peut pas faire travailler des chevaux sauvages. Le fils du paysan entreprend donc les dresser. Mais l’un d’entre eux, plus impétueux que les autres, en se cabrant, le met à terre et il se casse une jambe. Le voisin ayant appris la nouvelle, revient et dit au paysan :

-          Quelle malchance, à quoi vous servent tous ces chevaux ? Votre fils ne peut plus vous aider !

-          De la malchance ? répond le paysan, peut-être…


Le lendemain, la guerre est déclarée et tous les jeunes gens de la région sont envoyés au front. Tous, sauf ceux qui ont une jambe cassée...


 

 

 



09/03/2012
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