L'aube fleurie

L'aube fleurie

L'envol de l'âme

 

Sous la caresse de la brise,

Douce, tiède, enveloppante,

Parfumée de jacinthes et de narcisses,

Dans la musique mélodieuse des oiseaux,

Dans le bourdonnement des abeilles et des bourdons,

J’écoute les mots de mon âme.

Elle m’appelle à la joie,

À la paix,

À la sérénité,

À la liberté,

À l’Amour.

 

L’âme libérée

Jamais plus ne se laisse enchaîner.

Jamais plus n’est limitée.

Elle vole avec les oiseaux,

Son parfum rejoint celui des plus belles roses,

Sa lumière d’or accède à l’infini.

L’âme connaît plus de pays

Que le plus grand voyageur au monde,

L’âme voit au-delà de l’horizon,

Elle sait le temps au-delà du temps.

Elle ne compte pas les saisons,

Mais les vit tout en les traversant.

L’âme vole avec le vent,

Brille avec les étoiles,

Chante avec les oiseaux,

Et resplendit de bonheur

En nos corps qui l’honorent.

L’âme est le soleil de notre vie.

 

MPV

 

 

 

    Certaines personnes, parmi les plus cartésiennes, pensent que l’âme n’existe pas, puisque que l’on ne peut prouver son existence. Elles disent qu’elle n’a aucune réalité physique, qu’on ne peut ni la voir, ni l’entendre, ni la sentir, ni la goûter, ni la toucher, et donc qu’elle n’existe pas. Certes, dans l’absolu, c’est vrai, on ne peut la percevoir avec nos cinq sens, alors si l’on observe les faits d’un point de vue purement matérialiste, il est clair que nul ne peut prouver son existence.

 

    Mais, dans l’absolu, on ne peut voir le vent non plus, n’est-ce pas ? Ce que l’on peut uniquement observer, c’est sa dynamique en relation avec la nature et les objets. On sait qu’il souffle lorsqu’il fait bouger les feuilles des arbres, se soulever le linge pendu à la corde ou s’envoler une plume. Alors on dit « c’est le vent ». Mais sans les feuilles, le linge ou la plume, on ne le voit pas. On ne peut pas le sentir non plus. Ce que l’on sent ce sont les particules parfumées qu’il véhicule, agréables ou non à l’odorat. On ne peut ni le toucher du doigt ni le goûter de la langue. Et quand on dit « j’entends le vent », ce n’est pas lui que l’on entend, mais l’effet plus ou moins intense de son souffle qui rebondit sur les objets qui l’entourent.

 

    Ainsi, on ne peut saisir le vent au moyen de ses cinq sens, et pourtant il ne viendrait à l’idée de personne d’affirmer qu’il n’existe pas, que c’est une vue de l’esprit. Implicitement, on reconnaît qu’il existe, puisque l’on peut en voir la manifestation. Eh bien je pense que c’est exactement la même chose pour l’âme.

 

    Platon écrivait : « “L’âme ne raisonne jamais mieux que quand elle s’isole le plus complètement en elle-même, en envoyant promener le corps ». Il disait aussi : « Le corps est le tombeau de l’âme. » Je ne suis pas loin de penser la même chose, tant il est vrai que lorsqu’on laisse agir notre corps sans soumettre nos désirs à notre âme, le résultat peut parfois être très hasardeux, voire désastreux. On le voit bien avec toutes ces catastrophes écologiques que l’être humain a provoquées au fil des siècles, surtout au cours des derniers. On le constate aussi au travers des catastrophes humanitaires qui ont émaillé l’histoire, lesquelles sont tout aussi graves.

 

    Selon moi, l’âme est l’expression de notre être authentique, celui dont on a hérité à la naissance et qui malheureusement s’est laissé détériorer ensuite par les circonstances et les diverses interactions avec les autres. À la naissance, notre corps est pur, en osmose avec notre âme. Puis, tout doucement, au fil des jours et des événements heureux ou malheureux de notre existence, notre âme, peu à peu, devient prisonnière de notre corps, lorsque nous ne la laissons pas s’exprimer librement, lorsque nous la bridons, que nous soyons animés par la peur, par l’orgueil, l’égoïsme, l’avidité ou tout autre expression négative de séparation d’avec les autres.

 

    Je crois que notre âme n’est libre que lorsque nous laissons s’exprimer nos sentiments d’amour, de compassion, de compréhension, d’empathie, lesquels sont au contraire des expressions de notre union avec les autres. Ce qu’ils ressentent, nous le ressentons. Ce que nous ressentons, ils le ressentent. Quand nous laissons notre âme s'exprimer, nous nous sentons bien, détendus, heureux, soulagés d’un grand poids. C’est à ce moment-là, et à ce moment-là seulement que nous pouvons expérimenter son existence.  L’âme est le vent de notre être authentique en expression de lui-même. Elle fait résonner sa musique en nous, nous inonde des parfums de l’amour manifesté autour de nous, nous permet de voir les autres avec d’autres yeux, nous fait goûter sa profondeur et toucher son intemporalité.

 

    Je pense que la période que nous vivons nous dit : entre en toi et explore ton âme. Vois si elle est libre en toi et autour de toi, et si pour une quelconque raison elle ne l’est pas, libère-là. Cet épisode de confinement, véritable épreuve pour certains, plus encore pour ceux et celles qui ne supportent pas du tout la solitude, est l’opportunité de laisser s’exprimer son âme, de ne plus la brider, de ne plus l’emprisonner dans ce qui n’est plus d’actualité aujourd’hui et qui nous mène à notre perte : la destruction de la planète, l’exploitation des hommes, l’extinction des espèces. Notre âme (notre moi authentique) est en train de nous crier : « libère-moi ». Si nous l’écoutions, si chacun de nous l’entendait vraiment et comprenait, la terre entière serait définitivement libérée en même temps qu’elle.

 

    Ce que je trouve réconfortant, c’est que l’on est en train d’assister au réveil des consciences. Ce qui est dramatique évidemment, c’est que pour cela, il ait fallu, pour notre humanité, en passer par autant de souffrance, jusqu’aux décès d’un grand nombre d’entre nous. Mais de plus en plus de gens commencent à réaliser vraiment que nous étions tous sur une très mauvaise pente et que cette période favorable à l’introspection nous était finalement nécessaire pour que le changement soit amorcé. Nous sommes peut-être à la veille de nous sauver nous-mêmes. En sommes-nous réellement conscients ? Je ne sais pas, mais ce que je sais c’est qu’il y a eu un avant Covid 19 et qu’il y aura un après. À nous de décider maintenant de ce que sera cet après. L’univers nous demande de choisir, c'est évident. C’est comme s’il nous disait : c’est ta dernière chance.

 

Et cela, c’est bel et bien notre âme qui nous permet de l’entendre.  

 

MPV

 

 

 

 

 

 

 

 



06/04/2020
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