L'aube fleurie

L'aube fleurie

La boîte à voeux

 

 

Ecrire ses désirs, c'est faire le geste de reconnaître leur existence, leur énergie, une énergie suffisamment puissante pour que nous nous sentions poussés à l'extérioriser. C'est presque comme si ces désirs avaient une vie propre, libérée de nos chaînes du « politiquement correct ». Ils sont comme le génie de la lampe, attendant que nos mains ouvrent leur porte vers la liberté.

 

 

 

 

Il manque parfois à notre espoir, à notre foi, ce petit détail qui fait toute la différence, ce petit geste qui, comme la touche délicate d'une baguette magique, en un instant, va changer toute la donne et métamorphoser une image terne et sombre en un paysage radieux. Ce petit geste, c'est notre décision de reconnaitre l'existence de nos désirs, ces vœux puissants qui sont logés au creux de notre vrai moi.

Les prononcer à voix haute est une façon de les extérioriser, donc de les libérer et de leur reconnaître une existence. Les écrire est encore plus fort, car nous donnons un corps aux mots que nous couchons sur le papier ou sur la toile, un corps sinon palpable, au moins appréhendable par la vue. C'est encore plus intense lorsque pour ce faire nous utilisons des métaphores. Car l'image ainsi créée par nous-mêmes nous est renvoyée, comme si elle venait d'acquérir une vie propre, une volonté indépendante, confirmant alors ce que nous savions déjà mais l'intensifiant par la force ainsi libérée.

Les mots possèdent un pouvoir insoupçonné, à condition qu'ils passent la barrière du monde abstrait où ils sont enfermés.

Lorsque nous les voyons, ils agissent comme un miroir et nous renvoient l'image de cet être que nous sommes vraiment, cet autre soi-même, libéré de ses barrières, de ses tabous ou de son carcan.

Ils nous confirment aussi dans nos choix et nos décisions, car ils deviennent les témoins de ce que nous avons osé faire : ouvrir la porte vers  le plein accomplissement de soi-même.

L'écrivain, le poète, le compositeur, a parfois l'étrange impression, en se relisant, qu'il n'est pas l'auteur de ses propres textes. On pourrait penser alors qu'il est, au moment où il les écrit, dans une sorte de transe, voire que cette muse que l'on dit inspirer les poètes, n'est finalement pas si irréelle qu'on peut le penser. On pourrait croire qu'il n'est pas lui-même.

Au contraire, c'est pendant ces moments d'écriture qu'il est réellement lui-même. C'est en se relisant qu'il se découvre et c'est en mettant en mots ce qu'il vient de découvrir qu'il se découvre à nouveau. Passionnant, non ?

Quelque soient notre religion, nos croyances, nous avons tous un vœu à réaliser. Quand bien même les aléas de la vie nous auraient contraints à renoncer depuis longtemps… il y a forcément quelque chose…ce quelque chose qui nous donne envie de nous dépasser !

Pourquoi ne formuleriez-vous pas vos vœux sur un papier ou ici, en commentaire ? Ils ne seront pas publiés, à moins que vous ne m'y autorisiez et ne m'en fassiez expressément la demande. Ou bien même, si vous préférez, écrivez-les et effacez-les aussitôt.

L'important est de les voir prendre forme sous vos yeux, de la manière que vous aurez choisie (un mot, quelques mots, une lettre, un poème, une pensée, un pamphlet, etc.…)

Vous serez surpris du nombre de détails qui surgiront à votre esprit, des détails importants qui pourtant n'avaient jamais affleuré, tant vos pensées étaient restées coincées dans le monde jusqu'alors inaccessible de l'abstrait.

Revenez aussi souvent qu'il vous plaira, en cet espace que j'ai ouvert pour vous et que j'ai nommé la boîte à vœux. S'il vous prend un jour l'envie de me faire partager vos impressions… sachez mes amis, que ma porte vous est pour toujours grande ouverte.

 

Martine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



22/10/2010
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