L'aube fleurie

L'aube fleurie

Le puits des âges

 

Au fond du puits des âges,

Le noir,

Le froid,

Le silence, pesant,

Comme un lourd manteau de toile rêche.

Le temps n’existe pas,

N’existe plus.

Sensation d’un corps

Qui se cherche à tâtons.

Deux yeux qui espèrent

Un peu de lumière,

Au moins une timide lueur,

Une étincelle.

 

Au fond du puits des âges,

Sens vainement décuplés,

Esprit en alerte

Âme torturée.

Le corps, simple assemblage de particules,

Se fond dans la boue noire du fond du puits

Et dans les parois de pierre.

Au fond du puits des âges

On touche le fond,

Le fond de soi-même.

Et c’est là que,

Miracle de l’âme confrontée à elle-même,

La lumière apparaît.

Non pas lumière extérieure,

Mais juste une flamme

À l’intérieur de soi,

Au cœur du cœur,

Qui nous éclaire,

Qui nous parle.

 

Tu n’es pas ce noir qui t’entoure,

Tu n’es pas ce froid.

Tu n’es pas ce silence.

Tu es cette lumière en toi,

Fais-là briller.

Alors, sur les parois du puits des âges

Apparaîtront les couleurs

Des espoirs de ton cœur.

Des prés fleuris du printemps,

Des montagnes et des vallées,

Des rivières, des forêts,

Des lagons édéniques,

Que tu graveras pour l’éternité

À l’encre de ton âme

Qui t’aura retrouvé.

 

MPV

 



15/01/2019
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