L'aube fleurie

L'aube fleurie

Les ailes du bonheur


Un serpent vaniteux, égoïste et cupide était le grand patron d'une importante société. Quand il ne terrorisait pas ses troupes, du plus gradé au simple ouvrier, il passait son temps à jalouser l'oiseau, qui ne tenait sa grande beauté que du seul bonheur de voler.

Un jour, ne supportant plus de voir dans les yeux de l'oiseau cette extase permanente que lui-même n'avait jamais ressentie, même un instant, il décida de profiter de son sommeil pour lui couper les ailes.  Il n'attendit pas plus longtemps et la nuit suivante, il s'exécuta.

Le lendemain matin, il revint sur les lieux de son crime et voyant l'oiseau blessé se débattre avec désespoir sur la terre ensanglantée, il sourit méchamment et siffla :

-         Eh bien vole maintenant ! As-tu donc  perdu ta foi et ton sourire ?

Comprenant qu'il devait son état à la jalousie criminelle de son pire ennemi, l'oiseau rassembla tout son courage et trouva la force de lui répondre :

-         Certes, je n'ai plus d'aile et tout comme toi, je ne peux plus voler dans le ciel, mais il me reste mon c?ur, et dans mon c?ur il fait beau, dans mon c?ur je continuerai à voler jusqu'au firmament. Quel temps fait-il dans ton c?ur à toi, pour que tu éprouves le désir de commettre des actes aussi cruels ? Comment peux-tu espérer savoir un jour voler ?

Le serpent comprit que son acte avait été inutile et il s'en alla, plus laid qu'il ne l'avait jamais été. L'oiseau ne vola plus jamais dans le ciel mais on voit encore la trace de ses ailes illuminer le ciel nuageux.

 

Martine




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