L'aube fleurie

L'aube fleurie

...pareils à un jardin ou une musique sur l'eau...

 

 

 

 

 

« Einstein disait :« Le vrai problème est que nous ne savons pas ce qu’est la réalité. Nous ne la connaissons que par la description physique. » Tout ce que nous voyons avec nos yeux, nous l’interprétons avec nos filtres et nous déformons la réalité. Ajoutons à cela que ce qui compte énormément, comme l’exprimait Saint-Exupéry, c’est tout ce que nous ne pouvons pas voir à l’œil nu, tout ce qui est invisible. »

Michelle J. NOEL / Etre l’auteur de sa vie 

 

Nous nous faisons parfois une certaine idée de la réalité. A travers le filtre de nos croyances fausses, issues, la plupart du temps, d’un passé douloureux, nous déformons cette réalité, au point de nous blesser nous-mêmes sans raison.

C’est par manque de confiance en soi que l’on crée cette situation et c’est par manque de patience qu'on l’alimente.

 

 

Il en va de même dans nos relations avec les autres. Nous pouvons, parfois, interpréter les mots ou les silences de la mauvaise manière, et cela arrive lorsque nous le faisons à travers le filtre de nos propres expériences passées. Ces expériences résonnent encore douloureusement en nous et inconsciemment, nous nous laissons guider par elles, au risque parfois de créer nous-mêmes la situation que nous craignons le plus.

 

Heureusement, l’amour, l’amitié véritable, ne s’en laisse pas compter, et survit à tout effort de notre inconscient de s’emprisonner lui-même dans un immobilisme d’autoprotection.

 

Si tel n’est pas le cas, comme l’écrivait si justement Aelred : « Une amitié qui vient à cesser n’a jamais été véritable. »

 

Mais si cette vérité se vérifie, alors, les bienfaits que nous en ressentons nous amènent à ce même sentiment de plénitude que suscitent en nous ces quelques mots de Nietzsche : « Entourez-vous d’amis pareils à un jardin ou à une musique  sur l’eau , quand le soir tombe et que le jour, déjà, se change en souvenir ; » ou encore à ceux de Maître Eckaert : «  Si j’aimais vraiment quelqu’un autant que moi-même, tout ce qui lui adviendrait pour sa joie ou pour sa peine, que ce soit vie ou mort, je l’aimerais autant que si cela m’arrivait à moi, et ce serait là la véritable amitié. »

 

 



12/01/2013
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