L'aube fleurie

L'aube fleurie

Paroles pour la paix

 

 

Le temps s'est arrêté. Et tout est à l'envers...

Du sang sur les pavés. Des pleurs à la frontière.

Des regards capturés par des visions d'horreur,

Des cœurs endommagés, ensachés de douleur...

 

Des mères éplorées, des enfants orphelins,

Et puis tous ces blessés se tenant par la main,

Qui endurent le pire, dans leur corps, dans leur âme,

Pour un simple plaisir que la horde condamne.

 

Le temps s'est arrêté. On ne veut pas y croire,

À ces fous obstinés qui cherchent à tuer l'espoir,

Assassiner la joie et condamner le rire.

Pour assouvir leur loi, il leur faut des martyres.

 

Ils veulent infuser la peur dans tous les cœurs,

À leur cause rallier d'autres fous de terreur,

Distillant le venin d'âmes empoisonnées

Dans les sombres refrains de sourates souillées.

 

Et pourtant... De partout, on entend des chansons,

D'êtres toujours debout, leurs voix à l'unisson,

Des prières ferventes, entrecoupées de pleurs...

Cette horreur qui les hante a poignardé leurs cœurs.

 

Oui vous avez tué de pauvres innocents,

Oui, vous avez gagné au jeu du plus méchant,

Plus fort et plus habile à retirer la vie,

Vous tous, êtres serviles, aux menteurs assouvis,

 

Car vous êtes la proie d'hypocrites meneurs

Vous ne le savez pas, vous qui bravez la peur,

Ils vous mènent en riant jusqu'au plus noirs festins

Comptant et recomptant leurs ignominieux gains.

 

Mais non vous n'aurez pas la main sur nos destins

Ne réussirez pas, ni ce jour ni demain,

À détourner les justes en vos actes assassins,

Ils ont l'âme robuste et la foi des marins

 

Qui défient la tempête au plus fort des brisants,

Qui se battent et s'entêtent, haut les cœurs, droit devant !

Courageux et confiants en l'étoile d'amour

Qui brille insolemment pour eux depuis toujours,

 

Qui ne s'éteindra pas, ne disparaîtra pas,

Car c'est du cœur qui bat pour tous les autres en soi

Qu'émanent la lumière et ce feu salvateur,

Qu'est l'amour sans frontière, au son libérateur.

 

Non, vous ne pourrez pas, jamais, nous séparer,

Quelle que soit notre foi, catholiques ou athées,

Musulmans, orthodoxes, hindous, juifs, protestants...

C'est le grand paradoxe et la clé du Levant.

 

Cherchant à diviser, vous avez réuni,

Nous devions riposter, nous voilà assagis.

Vous avez entrouvert la porte de l'amour

En cherchant les enfers en vos sombres discours.

 

Vous qui êtes perdus, n'y comprenant plus rien,

Vous qui ne savez plus quel est le vrai chemin,

Regardez cet amour qui brille en leurs regards,

Est-ce là le discours brandi en étendard

 

Par les sans-nom, sans-âme aux cent mille visages,

Que la haine condamne au pire des naufrages,

Celui de n'être rien qu'un vil fétu de paille

Emporté pour un rien, au vent de la canaille ?

 

Sortez donc de leur rang, retrouvez la douceur

Ne versez plus le sang, vénérez sa couleur,

C'est l'élixir de vie. Rouge il coule en nos veines,

Que l'on soit blanc ou gris, caramel ou ébène.

 

La vérité première, à n'en jamais douter,

C'est l'amour en bannière, qui seul peut nous sauver.

Vous avez rallumé sa lumière éternelle,

Rien ne peut l'empêcher de briller jusqu'au ciel.

 

Toi dont l'âme aujourd'hui se meurt de solitude,

En ces couloirs maudits de ta noire hébétude,

Retrouve le chemin, loin des puits infernaux,

Et si tu nous rejoins, en tes purs idéaux,

 

Tu verras que le ciel n'est pas si loin de toi,

Que le monde est bien tel que toi tu le voudras,

Que tuer c'est nier la vie que Dieu créa,

Mais qu'aimer c'est trouver le paradis en soi.

 

 

 Martine

 

 

 



24/11/2015
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