L'aube fleurie

L'aube fleurie

Sous l'auvent parfumé...

 

 

Au gris mois de novembre où tout est alangui,

Quand les arbres se cambrent au vent froid qui mugit,

Quand les feuilles se meurent, enlacées sur la pierre

Des dernières demeures et des stèles austères,

 

Quand la lune ne peut maquiller la pénombre

Du pâle reflet bleu qu’elle met sur les ombres,

Quand le soleil abdique au profit de la pluie

Et que les gouttes piquent et peignent en vert-de-gris,

 

Quand la terre s’endort dans l’ombre de l’hiver

Se posant sur les ors, éteignant leur lumière,

Quand les roses ont perdu le parfum du sourire,

Envolé dans les nues, sous le vent des soupirs…

 

Assieds-toi sous l’auvent de tes rêves douceur,

Là où le ciel attend les cadeaux de ton cœur,

Où chante une saison de bien-être éternel,

Puissante, à l’unisson des voix d’un autre ciel,

 

Pour la vie qui revient à chaque renouveau,

Pour l’espoir qui survient dans les tendres rameaux,

Pour la joie qui éclaire en un rai de soleil,

Pour l’amour qui espère au printemps des merveilles.

 

Reviens vers l’infini de ton âme en confiance

Qui sait l’or de la vie, les fruits de l’espérance,

Et attends simplement, sous l’auvent  parfumé

Du souvenir vivant des beautés de l’été.

 

M



17/11/2013
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