L'aube fleurie

L'aube fleurie

Utopia

Les puissants font la France et l’Europe et le monde,
Ils parlent de puissance et leurs yeux vagabondent,
Entre la zone Euro qui tangue entre deux eaux
Et le dollar héro, perdu entre deux taux.
 
Leurs actions se limitent au jeu de leurs actions,
Et leurs obligations à leurs obligations.
Le fruit de leurs efforts est rongé à l’acide,
Il naît au champ de mort, sous leurs insecticides.
 
Ils fabriquent des rêves auxquels ils ne croient pas,
Mais qui offrent une trêve à tous ceux qui y croient.
Ils manient des promesses en papier recyclé,
Où les mots disparaissent, aussitôt publiés.
 
Ils allient leurs vaux d’or à leurs pieuses idées
Et confondent la mort avec le droit d’aimer.
Pire encore ils sont fiers quand ils nous associent
A leurs projets amers que les sages décrient.
 
Pendant qu’avec fierté, tous ils se félicitent
D’avoir tant amassé, de l’avoir fait si vite,
Ils ne voient pas la terre étouffée sous leurs pieds,
Ni l’entrée du désert, plus près, toujours plus près…
 
Ils ne voient pas l’enfant mourir tout doucement
Sous les yeux larmoyants de parents impuissants.
Ils ne voient pas l’espoir diminuer un peu plus,
Détail bien dérisoire pour ces heureux élus…
 
Entendent-ils encore, du haut de leurs rochers 
Grincer le cuir des mors des hommes attelés ?
Peuvent-ils ressentir leur souffrance et leur peine,
 Ces colères et soupirs qui font mûrir la haine ?
 
Puisqu’ils n’entendent pas le tumulte des hommes,
Lorsque soudain le glas de leur colère sonne,
Comment donc pourraient-ils entendre les abeilles
Mourir près des pistils, tous inondés de fiel ?
 
Comment pourraient-ils voir en l’éradication
Du peuple de l’espoir un signe d’abandon,
Eux qui n’ont jamais crû qu’en leur toute puissance,
Au creux de leurs mains nues, du haut de leur silence ?
 
Ils croient naïvement, que l’or les sauvera …
Ils oublient simplement qu’il ne se mange pas.
Ils se croient les premiers en ce monde oublié,
Ils seront les derniers à voir la vérité.
 
Mais quand ils la verront, alors ils comprendront,
Enfin ils entendront, et enfin ils sauront,
Qu’ils ont besoin des êtres, des bêtes et des dieux,
Pour une fois peut-être, ils penseront à eux,
 
Mais il sera trop tard et ils s’apercevront 
Qu’il n’est pas de hasard pour construire maison.
Il faut des bras solides et des mains enlacées,
Il faut des cœurs valides et les mêmes idées,
 
Pour un monde de paix, d’amour et de justice,
Où le bonheur d’aimer surpasse l’avarice,
Où les yeux des enfants pétillent d’insouciance,
Car c’est là le pendant d’un monde sans souffrance.
 
M
 

 

 

 



24/03/2013
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